mardi 23 septembre 2008

I want to be a part of it: EUROPE! EUROPE!

J’avais tellement hâte de revenir! Et Dieu sait que je ne devais pas cet enthousiasme au passage de mes rattrapages de licence d’histoire à Toulouse… Mais j’allais enfin retrouver mes proches et, bien sûr, Delphine !

Tout s’est passé pour le mieux. Je ne regrette qu’une chose : ne pas avoir vu ma famille plus longtemps… Je les ai retrouvé à Paris le lundi 1er septembre à 21h pour repartir le lendemain après midi à Toulouse…

J’ai vraiment eu beaucoup de chance en ce qui concerne le reste du séjour.
1ère bonne nouvelle : l’extrême gentillesse de David, le copain qui m’a hébergé. Il a offert de loger Delphine ! Plutôt que de se voir à partir du samedi 6 à Madrid, nous avons pu nous retrouver dès jeudi dans la ville rose.
2ème bonne nouvelle : je pensais au départ avoir 3 épreuves à rattraper à Toulouse. Mais grâce au système de compensation, il s’est avéré qu’il m’était possible d’en passer une seule (l’épreuve d’anglais, à laquelle l’université avait oublié de me convoquer au premier semestre) pour valider mon année.

Aucune appréhension donc pendant les quelques jours de bonus passés avec Delphine à Toulouse, seulement le plaisir des retrouvailles dans cette ville que nous apprécions tant.
L’exam d’anglais s’est très bien passé (l’un des deux exercice consistait en un résumé en français d’un article anglais !), et nous nous sommes envolés pour Madrid samedi soir, bien conscient qu’à ce moment précis nous étions bénis des dieux J

A Madrid, nous avons passé une semaine magique ! Avec comme point de chute une auberge de jeunesse puis un hôtel, nous avons visité cette ville qui ne manque définitivement pas de charme !
Je repense souvent à notre visite du Prado (où j’ai osé traîner des pieds…), à celle du musée de la reine Sophie (que j’ai bien plus apprécié), à nos promenades dans les sublimes parcs de la capitale (Sabatini, Retiro etc.) et, dans un autres registres à nos cambriolage de Benetton (pour mademoiselle) et de Geox (pour monsieur).
Ce fut notre tournée des grands ducs avec un resto _pas toujours gastronomique, par soir. Nous avons aussi profité comme il se doit du meilleur la culture espagnole (après, tout est question de pont de vue) : spectacle de flamenco, cerveceria, musées du jambon et autres bars à tapas !

Les beattles sont bien vivant!


La puerto del Sol by night (ah!)


Le prado...

...encore le prado.

la plaza mayor

San Francisco El Grande

Le parc du Retiro et ses étranges cerveaux végétaux (à droite sur la photo)

Puis il a fallu partir… On se dit alors que ça a été court. C’est toujours trop court…
Mais à vrai dire, je ne me sens pas vraiment le droit de le penser… J’ai pleinement pris conscience de ma chance.
J’ai pu me payer un aller/retour Nairobi/Paris grâce à l’argent gagné l’été dernier et conservé depuis.
J’ai pu allonger mon séjour en ne passant qu’un examen au lieu de trois et en étant hébergé par un mec en or.
Et j’ai su empêcher le temps de s’échapper, de défiler, de me filer entre les doigts aussi vite que je pouvait le craindre dans des moments aussi agréables.

J’ai profité de chaque un instant, en vivant le moment présent. Des tonnes de souvenirs garnissent de nouveau ma petite besace à bonheur. J'y piocherai dès qu’un petit coup de blues pointera le bout de son nez.

Brabecue au Lac Natron

Une semaine après notre escapade au Lac Victoria, un autre week-end s’organise. Pour destination, un lac d’une beauté envoûtante, d’une eau bleu turquoise, peuplé de flamants rose : le Lac Natron. Nous n’aurons jamais l’occasion d’en atteindre les berges…

Nous avions prévu de nous rendre dans la soirée aux abords du lac pour un petit barbecue. Après plusieurs heures de piste qui laissent nos voitures dans un piteux état et une petite frayeur (nous avons pendant un temps cru perdre l’une de nos quatre voitures dans la savane) notre convoi se retrouve enfin au complet à l’endroit prévu.

La soirée est très agréable. Le feu s’élève peu à peu dans l’obscurité. Les packs de bières sont éventrés et nous nous délectons bientôt de nos « Nyama Choma » (grillades) au son d’une musique endiablée que nous devons à Déborah, l’un des pilotes du week-end, qui a laissé le radio-CD de sa voiture allumé.




Un peu plus tard dans la soirée, un foot surréaliste s’organise dans la pénombre : nous formons un petit terrain dont les buts sont matérialisés par quatre petits feux. Attention à ne pas cramer le ballon (… ou l'adversaire).



Le lendemain matin, réveil difficile. La tête est lourde, les pensées peu claires. Mais je retrouve bien vite mes esprits pour profiter comme il se doit du paysage : nous campons en pleine savane !

Je me ballade aux alentours. Je croise des massais. J’aperçois un arbre dont les branches ont servi de support à des Tisserand qui y ont fabriqué leurs nids. Ces oiseaux font preuve d’un grand talent et d’une extrême patience pour concevoir leurs nids et ils n’ont véritablement rien à envier à nos artisans.
Je tombe nez à nez avec une antilope, mais l’élégant animal est trop craintif et s’enfuit en un éclair sans me laisser le temps de dégainer mon appareil photo.

Je retourne à notre camp de fortune pour petit déjeuner avec les autres. Impatients d’accéder enfin aux berges du Lac, nous nous afférons pour nettoyer les déchets de la veille et nous préparons à partir.

Nous ne partirons jamais. En tout cas, pas en direction du Lac. La voiture de Déborah ne démarre plus : plus de batterie. Nous nous y attendions, mais nous étions aussi certain de pouvoir faire démarrer la voiture en usant de pinces croco ou en la poussant sur quelques mètres. Aucune de ces deux astuces ne fonctionnent sur cette caisse à boite automatique.





Le temps que nous réglions le problème (la voiture est tractée sur les 10 premiers kilomètres, puis redémarre enfin), il est trop tard pour se rendre au Lac. Nous empruntons donc le chemin du retour. Nous croisons alors tout la faune des hautes herbes sèches _ou presque: pas de prédateurs, mais des gnous, des zèbres et des bufles! Un peu plus tard, une petite pause au bord d’une rivière aux allures de mangrove redonne le sourire aux déçus par cet acte manqué

Nous rentrons à Nairobi. Nous n’avons certes pas pu voir ce pourquoi nous étions venu, mais ce fut malgré tout un _autre, très bon week-end !