mardi 23 septembre 2008

Brabecue au Lac Natron

Une semaine après notre escapade au Lac Victoria, un autre week-end s’organise. Pour destination, un lac d’une beauté envoûtante, d’une eau bleu turquoise, peuplé de flamants rose : le Lac Natron. Nous n’aurons jamais l’occasion d’en atteindre les berges…

Nous avions prévu de nous rendre dans la soirée aux abords du lac pour un petit barbecue. Après plusieurs heures de piste qui laissent nos voitures dans un piteux état et une petite frayeur (nous avons pendant un temps cru perdre l’une de nos quatre voitures dans la savane) notre convoi se retrouve enfin au complet à l’endroit prévu.

La soirée est très agréable. Le feu s’élève peu à peu dans l’obscurité. Les packs de bières sont éventrés et nous nous délectons bientôt de nos « Nyama Choma » (grillades) au son d’une musique endiablée que nous devons à Déborah, l’un des pilotes du week-end, qui a laissé le radio-CD de sa voiture allumé.




Un peu plus tard dans la soirée, un foot surréaliste s’organise dans la pénombre : nous formons un petit terrain dont les buts sont matérialisés par quatre petits feux. Attention à ne pas cramer le ballon (… ou l'adversaire).



Le lendemain matin, réveil difficile. La tête est lourde, les pensées peu claires. Mais je retrouve bien vite mes esprits pour profiter comme il se doit du paysage : nous campons en pleine savane !

Je me ballade aux alentours. Je croise des massais. J’aperçois un arbre dont les branches ont servi de support à des Tisserand qui y ont fabriqué leurs nids. Ces oiseaux font preuve d’un grand talent et d’une extrême patience pour concevoir leurs nids et ils n’ont véritablement rien à envier à nos artisans.
Je tombe nez à nez avec une antilope, mais l’élégant animal est trop craintif et s’enfuit en un éclair sans me laisser le temps de dégainer mon appareil photo.

Je retourne à notre camp de fortune pour petit déjeuner avec les autres. Impatients d’accéder enfin aux berges du Lac, nous nous afférons pour nettoyer les déchets de la veille et nous préparons à partir.

Nous ne partirons jamais. En tout cas, pas en direction du Lac. La voiture de Déborah ne démarre plus : plus de batterie. Nous nous y attendions, mais nous étions aussi certain de pouvoir faire démarrer la voiture en usant de pinces croco ou en la poussant sur quelques mètres. Aucune de ces deux astuces ne fonctionnent sur cette caisse à boite automatique.





Le temps que nous réglions le problème (la voiture est tractée sur les 10 premiers kilomètres, puis redémarre enfin), il est trop tard pour se rendre au Lac. Nous empruntons donc le chemin du retour. Nous croisons alors tout la faune des hautes herbes sèches _ou presque: pas de prédateurs, mais des gnous, des zèbres et des bufles! Un peu plus tard, une petite pause au bord d’une rivière aux allures de mangrove redonne le sourire aux déçus par cet acte manqué

Nous rentrons à Nairobi. Nous n’avons certes pas pu voir ce pourquoi nous étions venu, mais ce fut malgré tout un _autre, très bon week-end !

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