jeudi 6 novembre 2008

LES NGONG HILLS

Alors: ya très très longtemps, je suis parti pour une promenade dominicale aux "Ngong Hills" avec les potos de l'Ambassade et d'ailleurs.
Je ne me rappelle pas de grand chose, et vu que pas j'ai pas mal de trucs à raconter, je ne vais pas m'y attarder mais il faut quand même retenir que:

_on a pris une escorte-girl armée pour éviter de se faire racketter par des bergers de 8 ans.
_on a discuté génocide avec un antisémite de papier.
_on a vu des animaux sauvages: des vaches, des moutons etc.
_et, enfin, on s'est enfilé un délicieux pique-nique avec pour seul horizon ni plus ni moins que la somptueuse Rift Valley, berceau de l'humanité!
C'est vraiment une belle ballade que je conseille à quiconque à la chance de passer à Nairobi un de ces jours: à 45 min de cette capitale odorante et laide, de magnifiques paysages s'offrent aux randonneurs amateurs!

Notre "escort-girl"


Les dangereux bergers
Vaches...
...moutons...


...touriste! (Gary)

Petit pique-nique...

...avec vue sur la Rift Valley, berceau de l'Humanité!

La ballade se termine, mais je poursuis mon chemin sur la terre rouge-feu de ce pays sublime!

Prochaine destination: AMBOSELI!

mardi 23 septembre 2008

I want to be a part of it: EUROPE! EUROPE!

J’avais tellement hâte de revenir! Et Dieu sait que je ne devais pas cet enthousiasme au passage de mes rattrapages de licence d’histoire à Toulouse… Mais j’allais enfin retrouver mes proches et, bien sûr, Delphine !

Tout s’est passé pour le mieux. Je ne regrette qu’une chose : ne pas avoir vu ma famille plus longtemps… Je les ai retrouvé à Paris le lundi 1er septembre à 21h pour repartir le lendemain après midi à Toulouse…

J’ai vraiment eu beaucoup de chance en ce qui concerne le reste du séjour.
1ère bonne nouvelle : l’extrême gentillesse de David, le copain qui m’a hébergé. Il a offert de loger Delphine ! Plutôt que de se voir à partir du samedi 6 à Madrid, nous avons pu nous retrouver dès jeudi dans la ville rose.
2ème bonne nouvelle : je pensais au départ avoir 3 épreuves à rattraper à Toulouse. Mais grâce au système de compensation, il s’est avéré qu’il m’était possible d’en passer une seule (l’épreuve d’anglais, à laquelle l’université avait oublié de me convoquer au premier semestre) pour valider mon année.

Aucune appréhension donc pendant les quelques jours de bonus passés avec Delphine à Toulouse, seulement le plaisir des retrouvailles dans cette ville que nous apprécions tant.
L’exam d’anglais s’est très bien passé (l’un des deux exercice consistait en un résumé en français d’un article anglais !), et nous nous sommes envolés pour Madrid samedi soir, bien conscient qu’à ce moment précis nous étions bénis des dieux J

A Madrid, nous avons passé une semaine magique ! Avec comme point de chute une auberge de jeunesse puis un hôtel, nous avons visité cette ville qui ne manque définitivement pas de charme !
Je repense souvent à notre visite du Prado (où j’ai osé traîner des pieds…), à celle du musée de la reine Sophie (que j’ai bien plus apprécié), à nos promenades dans les sublimes parcs de la capitale (Sabatini, Retiro etc.) et, dans un autres registres à nos cambriolage de Benetton (pour mademoiselle) et de Geox (pour monsieur).
Ce fut notre tournée des grands ducs avec un resto _pas toujours gastronomique, par soir. Nous avons aussi profité comme il se doit du meilleur la culture espagnole (après, tout est question de pont de vue) : spectacle de flamenco, cerveceria, musées du jambon et autres bars à tapas !

Les beattles sont bien vivant!


La puerto del Sol by night (ah!)


Le prado...

...encore le prado.

la plaza mayor

San Francisco El Grande

Le parc du Retiro et ses étranges cerveaux végétaux (à droite sur la photo)

Puis il a fallu partir… On se dit alors que ça a été court. C’est toujours trop court…
Mais à vrai dire, je ne me sens pas vraiment le droit de le penser… J’ai pleinement pris conscience de ma chance.
J’ai pu me payer un aller/retour Nairobi/Paris grâce à l’argent gagné l’été dernier et conservé depuis.
J’ai pu allonger mon séjour en ne passant qu’un examen au lieu de trois et en étant hébergé par un mec en or.
Et j’ai su empêcher le temps de s’échapper, de défiler, de me filer entre les doigts aussi vite que je pouvait le craindre dans des moments aussi agréables.

J’ai profité de chaque un instant, en vivant le moment présent. Des tonnes de souvenirs garnissent de nouveau ma petite besace à bonheur. J'y piocherai dès qu’un petit coup de blues pointera le bout de son nez.

Brabecue au Lac Natron

Une semaine après notre escapade au Lac Victoria, un autre week-end s’organise. Pour destination, un lac d’une beauté envoûtante, d’une eau bleu turquoise, peuplé de flamants rose : le Lac Natron. Nous n’aurons jamais l’occasion d’en atteindre les berges…

Nous avions prévu de nous rendre dans la soirée aux abords du lac pour un petit barbecue. Après plusieurs heures de piste qui laissent nos voitures dans un piteux état et une petite frayeur (nous avons pendant un temps cru perdre l’une de nos quatre voitures dans la savane) notre convoi se retrouve enfin au complet à l’endroit prévu.

La soirée est très agréable. Le feu s’élève peu à peu dans l’obscurité. Les packs de bières sont éventrés et nous nous délectons bientôt de nos « Nyama Choma » (grillades) au son d’une musique endiablée que nous devons à Déborah, l’un des pilotes du week-end, qui a laissé le radio-CD de sa voiture allumé.




Un peu plus tard dans la soirée, un foot surréaliste s’organise dans la pénombre : nous formons un petit terrain dont les buts sont matérialisés par quatre petits feux. Attention à ne pas cramer le ballon (… ou l'adversaire).



Le lendemain matin, réveil difficile. La tête est lourde, les pensées peu claires. Mais je retrouve bien vite mes esprits pour profiter comme il se doit du paysage : nous campons en pleine savane !

Je me ballade aux alentours. Je croise des massais. J’aperçois un arbre dont les branches ont servi de support à des Tisserand qui y ont fabriqué leurs nids. Ces oiseaux font preuve d’un grand talent et d’une extrême patience pour concevoir leurs nids et ils n’ont véritablement rien à envier à nos artisans.
Je tombe nez à nez avec une antilope, mais l’élégant animal est trop craintif et s’enfuit en un éclair sans me laisser le temps de dégainer mon appareil photo.

Je retourne à notre camp de fortune pour petit déjeuner avec les autres. Impatients d’accéder enfin aux berges du Lac, nous nous afférons pour nettoyer les déchets de la veille et nous préparons à partir.

Nous ne partirons jamais. En tout cas, pas en direction du Lac. La voiture de Déborah ne démarre plus : plus de batterie. Nous nous y attendions, mais nous étions aussi certain de pouvoir faire démarrer la voiture en usant de pinces croco ou en la poussant sur quelques mètres. Aucune de ces deux astuces ne fonctionnent sur cette caisse à boite automatique.





Le temps que nous réglions le problème (la voiture est tractée sur les 10 premiers kilomètres, puis redémarre enfin), il est trop tard pour se rendre au Lac. Nous empruntons donc le chemin du retour. Nous croisons alors tout la faune des hautes herbes sèches _ou presque: pas de prédateurs, mais des gnous, des zèbres et des bufles! Un peu plus tard, une petite pause au bord d’une rivière aux allures de mangrove redonne le sourire aux déçus par cet acte manqué

Nous rentrons à Nairobi. Nous n’avons certes pas pu voir ce pourquoi nous étions venu, mais ce fut malgré tout un _autre, très bon week-end !

mercredi 20 août 2008

LAC VICTORIA: cauchemar de Darwin ou kiffe de Doudou?

Grande nouvelle: JE SUIS SORTI DE NAIROBI LE WEEK-END DERNIER!!!
(message rédigé le 19 août, posté aujourd'hui...)


Ma destination: le mythique Lac Victoria. Après un trajet très pénible (dont l'apothéose fut un tronçon de 45km d'un chemin de terre défoncé traversé en... 2h30!), nous (3 autres stagiaires de l'ambassade et moi) sommes enfin arrivé à destination: pas grand chose à contempler, il faisait nuit!


Mais quel réveil le lendemain! Au sot du lit, je me saisie de mon appareil photo et me précipite hors de notre hôtel à 4 euros la nuit pour visiter Mbita.


Le Lac Victoria au petit matin (Mbita)


Cette ville modeste lovée au bord du Lac Victoria offre des points de vue magnifiques. Mais nous n'y restons pas longtemps: le temps de découvrir le marché, de taper la discute avec les artisans (qui fabriquent des tongues avec des pneus) et de prendre quelques photos, nous voilà naviguant sur les fleaux à bord d'une frêle petite barque.


Les bords du Lac


Ce mec est un artisan de génie! Avec la machette toute pérave qu'il tient dans sa main, et le pneu sur lequel il est assis, il fabrique des tongs!


Plutôt pas mal hein? Peut-être pas des tongs à mettre à l'Ambassade, je vous l'accorde...



Direction: Mfangano! Une petite île à 1h de Mbita. Les paysages sont là aussi magnifiques, mais la chaleur est étouffante à l'heure où nous débarquons. Nous décidons donc d'attendre que le soleil soit moins haut dans le ciel avant de bouger. L'occasion de manger un déjeuner à base de chapatis (galettes de maîs), d'oeuf et de tomates.


La traversée Mbita/Mfangano sur une frêle embarcation


Arrivée à Mfangano, rencontre avec les indigènes : des aigrettes...


et Ibis sacré!


Pour notre pique-nique, le décor est planté!


Dès lors que nous fûmes repus, et que le soleil se montra moins cruel, nous nous attquames aux reliefs de l'île. S'en est suivi une randonnée d'une ou deux heures, la traversée d'une flore délicieusement exotique et la contemplation d'un panorama splendide qui s'offrait à nos yeux ébahit (rien que ça!).

Un avant-goût de forêt vierge!


Un panorama sympa...



...mais qui se mérite au prix d'un torse _ou d'un dos en sueur (cf. Simon à gauche), et ce, même lorsque l'on est assisté par des guides compétents et sympa (derrière).


Après cette longue marche s'imposait une pause bien méritée: baignade dans le Lac Victoria, diner (au menu: poisson, bien sûr) dans un petit resto de l'île, discussion au clair de lune puis coucher dans un petit barraquement en tôles. Budget de la nuitée, resto et chambre compris: 5,50 euros. Je vis dans l'excès. Il faut que je surveille mes dépense.



Un cadre très sympa pour sirroter une bière, je le conseille! ;)




Lendemain matin, le rituel de la douche reste inchangé: ce sera un saut dans le lac. Après quelques minutes d'attente sur l'une des plages de l'île, nous prenons de nouveau une barque pour traversée le lac. Nous rejoignons Mbita.



Sur la plage, en attendant notre taxi d'eau douce, nous regardons des femmes nettoyant le fruit de la pêche.


Des dizaines d'aigles jouent au charognard et en profitent pour voler un partie du poisson dans des acrobaties incroyables.


Arrivée à destination, nous avons encore beaucoup de temps devant nous avant de reprendre le matatu (bus) en sens inverse, direction Nairobo. Nous nous dirigeons donc vers un hôtel qui nous a été conseillé par un responsable de l'ambassade pour manger un morceau. L'hôtel a des allures de petit paradis tropicales! Palmiers, cocotier, plage de sable non-fin [on peut pas tout avoir! D'ailleurs je n'y étais pas avec Delphine :) ]. Une fois sustanté et raffraichi par un dernier barbottage dans les eaux du Lac, nous nous dirigeons vers la station de matatu et nous préparons à revivre un trajet aussi éprouvant qu'à l'aller, mais cette fois... de nuit!

Un coin sympa...


...pour une dernière baignade


Après 8h de trajet finalement pas si terrible, nous arrivons à l'ambassade lundi matin, 6h30, près à attaquer la journée.


Pour ma découverte du Lac Victoria, le verdict est sans appel: le kiffe de doudou l'emporte sur le cauchemar de Darwin!

lundi 18 août 2008

NAIROBI NATIONAL MUSEUM

Le week end dernier, après avoir emménagé dans mon nouvel appart', j'ai eu une méchante envie de sortie fun.

Et qui dit sortie fun dit musée bien sûr! J'embarque donc l'un de mes deux colocs, Pierre-Arnaud (PA pour les intimes) pour le Nairobi National Museum, nous arrivons 1h à peine avant la fermeture...

L'entrée du Musée


Vous l'aurez compris, peu de temps pour visiter; ce qui est d'autant plus ennuyeux à la vue du tarif discriminatoire pratiqué envers les touristes: 8 euros! ah!! Halte au racisme anti-blanc!


Nous décidons donc de bouder l'attraction qui venait de perdre une bonne partie de son attrait, pour une perspective bien plus réjouissante: glandouiller dans le parc du Musée!


l'Homo Sapiens, face à la magnificence de la Nature



l'Homo erectus face à la magnificence de la nature ;)



petit mouvement de recul, face à une rivière qui schmoute sévère


c'est pas en odorama, mais vous pouvez vous faire une petite idée



Ce croco a dû s'y baigner, ce qui expliquerait ça profonde narcolepsie... Qu'il fut facile de mettre ma tête entre ses machoires! Bon, j'ai pas mis les photos: ca fait un peu gars qui se la pète, et moi jsuis pas comme ça.

QUART D'HEURE VULGAIRE

Ma relation privilégiée avec une racine de bambou

La relation privilégiée de PA avec la Vénus hottentot

LE RETOUR DE LA CULTURE

oeuvre d'art moche (a gauche sur la photo)

oeuvre d'art moche (toujours a gauche sur la photo)