Deux semaines que je suis au Kenya… Je n’ai jusqu’ici pas vraiment eu le temps de visiter le pays. Je me contente pour l’instant de prendre mes repères dans la capitale. C’est important : dès le premier jour j’ai appris à mes dépend que ce qui peut passer pour une petite flaque d’eau sur le coté de la route cache parfois un fossé de un mettre de profondeur. Dommage que pour le découvrir, il est fallu que j’y mette le pied…
Plus sérieusement, la capitale est loin de concurrencer Paris au rang de plus belle ville du monde… A part quelques splendides mosquées, l’architecture est pauvre. Les rues sont sales et l’air très pollué. Mais malgré ça, je me m’y plait beaucoup !
La vie ici est plutôt agréable. Les kenyans se plaignent du froid parce qu’il fait tout juste 20 C°! De mon coté, je profite et bronze en repensant au mois de Juin que j’ai passé en France. Je ne suis pas le seul à reprendre des couleurs : mon pouvoir d'achat aussi. Déjeuner me coûte entre 1.50 et 4 euros (et oui, c’est mieux qu’au resto U). Je n’ai à me plaindre d’une seule chose : le prix du Nutella. 1 euro les 100 gramme !!! Oui, ça fait cher le pot de 750g !!!
Dans un autre registre, les kenyans me font marrer. Avant même d’arriver ici, j’avais lu des anecdotes intéressantes. Morceau choisi : l’année 2003 avait été marqué par un ou deux mois de grève des compagnies de bus, grève qui avait paralysé Nairobi. Les chauffeurs avaient de quoi se révolter : l’Etat exigeait d’eux que leurs bus aient des ceintures et… qu’ils est un permis pour les conduire !
J’ai l’impression que cette réforme n’aura rien changé à la perception que les kenyans ont du code de la route (question : y a-t-il un code de la route ?). J’ai « osé » conduire au Maroc l’année dernière, et c’était déjà sportif. Cette fois je ne prendrais pas le volant avant d’avoir contracté une assurance vie !
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